Tous les traitements des douleurs musculaires

Selon l’atteinte musculaire, le traitement est différent. Des massages, aux ultrasons en passant par le drainage, les diverses techniques de physiothérapie permettent de remettre les muscles en marche.

Les muscles trop sollicités se révoltent : courbatures, crampes… Si ces douleurs sont le plus souvent bénignes, elles restent très handicapantes. Découvrez toutes les solutions pour les soulager.
Massage
Pratiquer un massage (par un spécialiste ou non), c’est comme essorer plusieurs fois de suite le muscle douloureux. La pression et la chaleur permettent d’augmenter les échanges entre les cellules, de détoxifier les tissus, et d’envoyer des messages réflexes au cerveau. Le massage a aussi un aspect psychologique très important, dans la préparation ou la récupération sportive.
Crèmes
Gels, compresses et baumes ont pour objectif de transporter des molécules directement vers les cellules musculaires, sans passer par le système digestif et sanguin comme le font des médicaments par voie orale. L’arnica est particulièrement efficace pour soigner les bleus, coups ou épanchements. Le camphre (dans le baume du tigre par exemple) réchauffe localement et accélère la circulation sanguine. Beaucoup de crèmes et compresses libèrent un processus anti-inflammatoire, demandez conseil à votre pharmacien.
Le chaud
Une température élevée favorise la circulation sanguine sang. Une bouillotte ou même une douche chaude vont favoriser la récupération musculaire en augmentant la circulation sanguine, ce qui apporte de l’oxygène et des nutriments essentiels aux tissus endommagés et permet d’éliminer plus rapidement du sang les molécules responsables de la douleur. Plus pratique à appliquer et à utiliser dans la vie courante, des patchs permettent de diffuser de la chaleur à l’endroit douloureux pendant 8 heures (comme le patch Syntholkiné par exemple).
Attention, cependant la thermothérapie n’est pas appropriée pour les contusions, élongations, déchirures et les douleurs articulaires, pour lesquelles le froid est préférable.
Le froid
Des glaçons dans une serviette, ou un pistolet vaporisateur de cryothérapie sont des traitements d’urgence d’un muscle soudainement endommagé par une contracture, déchirure ou un claquage. Il empêche le muscle de fonctionner et de continuer à fabriquer des produits toxiques comme l’acide lactique.
Courant électrique
Il s’agit de poser des petites électrodes à même la peau, à l’endroit où le muscle est douloureux. Un faible courant stimule les vaisseaux sanguins et active des zones de production d’hormones endorphiniques. Celles-ci ont une action antalgique et anti-inflammatoire, et permettent de résorber la douleur rapidement.
Champ électromagnétique
Avec un appareil un peu complexe, il est possible de faire passer des ondes courtes pulsées à l’intérieur des cellules. Cette technique permet de rééquilibrer les concentrations de minéraux à l’intérieur et l’extérieur des cellules musculaires afin de diminuer la douleur, et d’accélérer la cicatrisation d’un muscle déchiré. Le champ électromagnétique optimise la récupération.
Immobilisation
Par l’intermédiaire d’une bande ou d’un strapping, immobiliser un muscle vise à le laisser constamment dans une position de repos. Les fibres musculaires se rapprochent et leur réparation est facilitée.
Drainage
Il se pratique sur un muscle présentant un hématome ou un épanchement. En appuyant sur des zones de pression précises, (ou par l’intermédiaire de courants électriques spéciaux), le kinésithérapeute élimine les liquides qui empêchent la réparation musculaire.
Le drainage est aussi utilisé pour améliorer la qualité d’un muscle soigné. En effet, le tissu remplaçant la lésion n’a pas la même élasticité que le muscle d’avant. Il peut devenir dur et être moins efficace à l’effort.
Ultrasons
Sur les muscles, les tendons ou les ligaments… les ultrasons sont très fréquemment proposés en physiothérapie. Un appareil particulier diffuse des sons aigus que l’oreille de l’homme ne peut pas entendre. Les ondes sonores font vibrer les cellules et entraînent une cicatrisation, une action anti-inflammatoire ou antalgique.
Attention cependant aux prothèses mécaniques. Un muscle proche d’un os comportant une vis chirurgicale par exemple, ne peut pas être traité par ultrasons sous peine d’endommager la prothèse.
Lucile Ewerck
Article rédigé avec l’aide de Bruno Da Cruz, kinésithérapeute du sport, formateur à l’AICOM.Click Here: Cheap FIJI Rugby Jersey

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