Marrakech 2013 : Marion Cotillard, la Française du jury !

Aujourd’hui au Festival de Marrakech : un film franco-marocain sans concession et une rencontre avec l’actrice Marion Cotillard…

© Corbis

 

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La phrase du jour

“Je me souviens quand j’étais petite et que je voulais devenir actrice, l’un de mes désirs était d’explorer tout ce que je pouvais. Mais je n’avais jamais pensé qu’un jour j’aurais la chance d’explorer davantage que ma culture, et c’est quelque chose dont je suis très reconnaissante.”

 

Marion Cotillard, membre du Jury

 

Le film du jour

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Fièvres de Hicham Ayouch

Dans ce film franco-marocain à la mise en scène brutale et au montage violent comme un coup de poing, Benjamin, un jeune garçon de 13 ans, décide de retrouver son père qu’il n’a jamais vu après avoir passé toute sa vie en foyer. Très vite, ses rapports avec ce dernier et avec ses grands-parents se révèleront orageux, et les relations qui lieront ces personnages, tous passionnants, particulièrement pesantes.

Provocateur et constamment en recherche de l’affection que personne ne lui a jamais donné, Benjamin ne cessera de pousser les adultes qui l’entourent dans leurs derniers retranchements. Le film, aux trouvailles de mises en scène parfois impressionnantes, alterne donc des séquences d’une grande brutalité, et d’autres (plus rares) empreintes d’une certaine grâce. Jusqu’à une scène finale des plus troublantes…

La rencontre du jour

C’est dans la tranquilité d’une salle de réunion du célèbre hôtel La Mamounia, que Marion Cotillard prend place pour rencontrer la presse internationale. Du coup, et c’est assez étrange, nous devons nous adresser à elle en anglais. Qu’à cela ne tienne ! L’actrice aborde dans la langue de Shakespeare sa manière de rencontrer un metteur en scène et sa dernière expérience, inoubliable semble-t-il, avec les frères Dardenne…

Martin Scorsese vous a choisie pour faire partie de son Jury cette année à Marrakech. Pensez-vous qu’il puisse un jour vous proposer un rôle ?

J’aimerais bien sûr travailler avec lui un jour. Mais aujourd’hui, la relation que nous avons, avec tous les membres du Jury, consiste juste à parler de cinéma. Je vais faire un parallèle avec James Gray (ndlr : réalisateur de The Immigrant, film présenté hors compétition). Il connaissait mon compagnon, ils sont devenus amis. J’admire énormément son travail, et quand je l’ai rencontré, je n’ai même pas osé le lui dire. Petit à petit je l’ai fait. Mais je n’ai jamais eu à l’esprit l’idée de tout faire pour travailler avec lui. Je n’ai jamais pu être dans ce genre de séduction. Depuis le début de ma carrière, à chaque fois que j’ai dû rencontrer un réalisateur, j’ai préféré faire des essais et montrer ce que je savais faire, que de me vendre au cours d’une discussion. Je n’ai jamais su le faire, ça n’a jamais fait partie de mon fonctionnement.”

Pouvez-vous nous parler de votre récente collaboration avec les frères Dardenne pour “Deux jours, une nuit” ?

Pour moi, il y avait trois réalisateurs qui me semblaient inaccessibles : Bruno Dumont et les frères Dardenne. Donc quand mon agent m’a appelée pour me dire que ces derniers voulaient faire un film avec moi, j’ai vraiment pensé que c’était une blague. Et, avec tout le respect que j’ai pour tous les réalisateurs avec qui j’ai travaillé avant, cette expérience a été la plus incroyable de ma carrière. Ils poussent les comédiens si loin dans les détails. C’est la relation que j’ai toujours attendue d’avoir avec des réalisateurs. C’était idyllique.”

Est-ce que les rôles que vous interprétez, comme dans “La Môme” ou dans “De rouille et d’os”, laissent des traces sur vous ?

Oui, bien sûr. Je pense que quand on découvre quelque chose qui était inconnu avant, quand on comprend quelqu’un qu’on ne connaissait pas avant, cela ouvre l’esprit, le cœur. Donc rôle après rôle, j’ai appris un peu plus sur l’être humain. Je veux entrer aussi profond que possible dans un personnage. Je ne sais pas exactement ce que ça ouvre, mais quand on entre profondément à l’intérieur de soi-même, qu’on explore quelque d’autre que soi, ça ouvre des portes à l’intérieur. C’est difficile à expliquer mais spécialement avec « La Môme », quand j’ai terminé le film, j’ai éprouvé le besoin de faire le ménage en moi, de me débarrasser des vielles histoires qu’on garde depuis trop longtemps. Et le fait d’entrer profondément dans un personnage offre parfois le courage de faire face aux choses. Je ne fais pas ce métier pour ça, mais ça arrive.”


 

La bande annonce du film “The Immigrant” :

 

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T.I.

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