Les femmes fument de plus en plus

Le tabagisme a fortement augmenté depuis 5 ans chez les femmes, et plus particulièrement chez celles âgées de 45 à 64 ans, selon les premiers résultats du Baromètre santé 2010 rendus publics par l’Institut national de Prévention et d’Éducation en Santé (Inpes).

Il s’agit, selon l’Inpes, de la première hausse véritablement significative du tabagisme depuis la loi Evin.Chez les personnes âgées de 15 à 75 ans, les fumeurs quotidiens représentent désormais 28,7 % des Français, soit près de 2 points de plus qu’en 2005, malgré toutes les campagnes, interdictions et augmentations de prix ! Cette augmentation est encore plus nette chez les femmes (chez lesquelles la prévalence est passée de 23 à 25,7 %), que chez les hommes (qui sont désormais 31,8 % à fumer, contre 31% auparavant). En revanche, le tabagisme occasionnel reste stable. Les hommes âgés de 20 à 25 ans sont de moins en moins nombreux à fumer, la prévalence passant de 47 à 42,2 %. Elle devient désormais inférieure à celle observée chez leurs aînés (26-34 ans), qui a augmenté de 5,5 points pour passer à 46,7 %. Chez les femmes, la hausse est encore plus élevée, atteignant 7 points chez les femmes âgées de 45 à 64 ans (passant de 16 à 22,5 %), tandis qu’elle est modeste voire inexistante dans les autres catégories d’âge. Pour l’Inpes, trois éléments peuvent expliquer cette hausse : – L’émancipation féminine, qui s’est accompagnée d’une entrée dans le tabagisme et de l’apparition de produits ciblés par genre. – Une tranche d’âge 45-64 ans particulièrement propice au tabagisme chez les femmes, après une période d’arrêt liée à l’arrivée des enfants. – Un contexte de lutte contre le tabagisme moins centré sur les hausses des prix qu’il ne le fut entre 2000 et 2005. En 2010, plus de la moitié (53 %) des femmes âgées de 15 à 85 ans ont fumé au moins une fois dans leur vie et plus d’un quart (28 %) d’entre elles se déclarent actuellement fumeuses (24 % quotidiennement et 5 % occasionnellement). Elles restent malgré tout moins fumeuses que leurs homologues masculins, qui sont encore 36 %, et parviennent plus souvent qu’eux à arrêter (70,3 % contre 68,5 %).Seul résultat positif : la baisse du nombre de cigarettes fumées quotidiennement, qui passe de 15,4 à 13,9. Là encore, la diminution est plus importante chez les hommes que chez les femmes, dont la consommation reste cependant légèrement inférieure (12,6 contre 15,1 en 2010, 13,7 contre 16,8 en 2005). Amélie PelletierSourcesCommuniqué de l’Inpes, octobre 2010

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