Le virus du sida, découvert il y a 20 ans

Le 20 mai 1983, le journal scientifique Science rapportait ladécouverte “d’un rétroviruslymphocyte-T-tropique chez un patient à risque de syndromed’immunodéficience acquise (SIDA)“. Initialementintitulé LAV, ce virus découvert parl’équipe du professeur Montagnier sera finalementconnu sous le nom de VIH.
Vingt ans plus tard, de nombreux progrès ontété accomplis avec l’avènement desmultithérapies. Aujourd’hui, les médecins ontà leur disposition environ 18 médicamentsantirétroviraux. L’an passé, une nouvelleclasse de médicaments (les inhibiteurs nucléotidiquesde la transcriptase avec le ténofovir) est mêmeapparue, rejoignant ainsi les trois autres armes : les inhibiteursnucléosidiques de la transcriptase inverse, les inhibiteursnon -nucléosidiques de la transcriptase inverse et lesinhibiteurs de la protéase. Et le premier inhibiteur defusion développé par les laboratoires Rocheapparaît bien avancé.
Tranchant avec l’enthousiasme des débuts, la mise aupoint d’un vaccin apparaît de plus en plusdifficile.
Malgré ces progrès, l’accès autraitement des pays pauvres reste extrêmement critique. Selonles chiffres de l’Onusida, durant l’année 2002,on comptait 42 millions de personnes infectées par le VIH, 5millions de nouvelles contaminations et 3,2 millions dedécès du sida.
Mais selon le rapport “Accès à la préventiondu VIH“ du groupe de travail de l’Onusida, beaucoup resteégalement à faire en terme de prévention :“Moins d’une personne sur cinq exposée au risqued’infection à VIH aujourd’hui a accèsà des programmes de prévention et les montantsengagés chaque année pour la prévention dansle monde sont de 3,8 millions de dollars inférieurs auxsommes nécessaires d’ici à 2005“.
C’est dans ce contexte que se déroulera à Parisdu 13 au 16 juillet 2003 la plus grande conférencescientifique et médicale de l’année sur leVIH/Sida organisée par l’International Aids Society etl’Agence nationale de recherches sur le sida. Plus de 6 000chercheurs et scientifiques du monde entier travailleront àpartager les dernières avancées en matière derecherche sur le sida et à offrir à lacommunauté internationale une tribune afin de traduire lesdonnées scientifiques en action concrète.
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“Pour étendre les traitements aux pays endéveloppement, les chercheurs et les cliniciens du mondeentier doivent avoir à la fois accès auxdernières données fondamentales mais aussi àl’expertise clinique et thérapeutique : c’estl’objectif de la conférence de Paris“ commente MichelD. Kazatchkine, Président de la Conférence, Directeurde l’ANRS et président du Comité Technique duFonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et lamalaria.
Source : Communiqués de l’Onusida, del’ANRS, de l’IAS

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