Confinement : 3 épices et aromates pour voyager sans bouger de sa cuisine

Curcuma, noix de muscade, coriandre, curry… Osez donner du relief à votre cuisine durant ces jours de confinement pour vous réchauffer les papilles. Les avions sont bouclés au sol ? Qu’à cela ne tienne, voici trois épices et aromates qui vous enverront sans escale vers des contrées lointaines (et que vous trouverez facilement dans les épiceries en ligne).

Le poivre de Kampot est l'un des meilleurs du monde.

Sommaire

  1. Direction le Cambodge avec le poivre de Kampot 
  2. Direction le Liban avec le zhaatar et le sumac
  3. Direction le Mexique avec l’achiote

Direction le Cambodge avec le poivre de Kampot Anne-Sophie Pic en utilise dans sa délicieuse collection de poivres associés à divers alcools. La cheffe triplement étoilée a composé une recette avec du gin. Pour sublimer un foie gras maison, relever la saveur grillée d’un simple steak de boeuf ou “pimper” une sauce au poivre, la petite baie verte cambodgienne constitue l’une des Rolls-Royce du poivre. L’épice dispose de sa propre indication géographique protégée. En rouge, noir ou blanc, ce qui est l’un des meilleurs poivres au monde emprunte son nom à une province située au sud du Cambodge. On en cultive depuis le XIIe siècle et sa production a été mise en danger durant la période des Khmers rouges à la fin des années 70. Côté dégustation, ses saveurs sont complexes, équilibrées entre le fruité de la pomme et de la poire et quelques nuances mentholées. Le poivre noir est le plus puissant. On en trouve facilement via les épiceries en ligne, ou même à la Grande Epicerie de Paris. 

Direction le Liban avec le zhaatar et le sumacPrésent à profusion dans le célèbre grand bazar d’Istanbul, ce mélange d’épices – écrit za’atar aussi, relève de nombreux plats de la cuisine levantine, c’est-à-dire l’Egypte, l’Arménie ou encore la Syrie. Incontournable au Liban, le zhaatar se saupoudre sur le labneh ou permet d’aromatiser le man’ouché, le pain libanais. Cette poudre se compose en fait de thym, de sarriette, de sésame grillé, de sel. Et l’élément indispensable : le sumac, une épice de couleur rouge qui colore souvent les brochettes de viandes au Moyen-Orient. Il n’est pas rare de retrouver le sumac dans la cuisine grecque, dans tzatziki notamment. Le sumac provient d’une baie cueillie sur un arbre méditerranéen qui a le même nom. En bouche, le sumac est légèrement acide et aigre, et rappelle le vinaigre balsamique. On peut oser remplacer le sel par une pointe de sumac. Une petite cuillère à café suffit pour terminer un wok de légumes ou revisiter les tomates farcies. Direction le Mexique avec l’achioteDu vinaigre, de l’ail, de l’origan et.. du roucou, un arbre d’Amérique du sud dont on utilise le fruit pour préparer de l’huile ou extraire un colorant alimentaire. En bouche, il révèle des notes de poivre, avec une légère amertume et quelques saveurs de noix de muscade. C’est donc l’ingrédient incontournable pour la pâte d’achiote, qui est utilisée dans nombre de plats mexicains. D’ailleurs, on la retrouve sous de multiples formes dans les grandes surfaces de l’autre côté de l’Atlantique. Sa couleur rouge teinte joyeusement les marinades de viandes. On l’utilise pour la préparation de plats typiques, comme la cochinita pibil, une recette de porc mariné, emblématique dans la péninsule du Yucatan. On peut tout à fait s’inspirer de cette tradition en aromatisant un poulet rôti du dimanche, en le faisant mariné au préalable (sous une forme prédécoupée). Sinon, encore plus simplement, on l’utilise pour préparer une sauce en mélangeant l’achiote avec du jus de boeuf, ou un bouillon de viande, que l’on agrémentera d’un peu de piment. 

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