Charlotte Casiraghi et le “courage” de son père Stefano : elle émeut l’Italie…

Belle des bals (de la Rose) sur le Rocher, Charlotte Casiraghi continue de forger sa figure de philosophe sans frontières. Plus d’un an et demi après avoir fait paraître aux éditions du Seuil L’Archipel des passions, un petit dictionnaire riche d’une quarantaine d’entrées qui, en fait de définitions, propose une cartographie des émotions dessinée au gré de ses conversations philosophiques avec le professeur Robert Maggiori, la fille de la princesse Caroline de Hanovre et son partenaire de pensée étaient dernièrement en Italie sur le plateau de l’émission Le Parole della Settimana (Rai 3) pour en parler.

Après des passages remarqués en début d’année 2018 dans des programmes télé français tels que La Grande Librairie et C à Vous (ainsi que des entretiens accordés à des titres de presse) puis une brève campagne de promotion en Espagne, la jeune présidente des Rencontres philosophiques de Monaco et le philosophe et critique littéraire du quotidien Libération, qui les a créées avec elle, assuraient ainsi samedi 5 octobre 2019 la promotion de leur ouvrage désormais disponible dans une traduction en italien.

Archipel des passions et fleurs du bien…

Face à l’animateur Massimo Gramellini, Charlotte Casiraghi, regard concentré, cheveux lissés et total look black comme pour ne pas détourner l’attention du sujet, a d’ailleurs séduit son auditoire en faisant une lecture dans la langue de Dante : après avoir été priée de lire en français quelques vers de Baudelaire, qu’elle admire tout particulièrement depuis l’adolescence, extraits d’Elévation dans Les Fleurs du mal, elle énonçait la suite du poème en italien. Une bonne manière de marquer des points pour sa toute première interview télévisée dans la Botte.

L’élève et le professeur ont ensuite pu exposer à nouveau leur vision de cet “archipel“, “un espace où les frontières sont difficiles à déterminer” pour Charlotte et où “les courants se mêlent” pour Robert, où les îlots de nos passions, qui nous affectent au quotidien, sont reliés. En fil rouge de leur discussion, Massimo Gramellini en a exploré quelques-uns : l’amour, la fraternité, la gentillesse, la colère… Lequel, de la parole ou du geste, est le plus important dans l’amour, a-t-il demandé devant l’image d’une mère et de son fils déficient au stade lors d’un match de football ? “Les deux sont inséparables, a répliqué la Monégasque, elle-même maman de deux enfants (Raphaël, 5 ans, issu de sa relation passée avec Gad Elmaleh, et Balthazar, né le 23 octobre 2018 de son mariage avec Dimitri Rassam). Si on regarde justement le lien d’une mère avec son enfant quand il est bébé, la tendresse est ce qui protège l’enfant et elle se transmet dans le fait que les gestes et les mots sont constamment liés ensemble.

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Stefano Casiraghi, père courage par-delà la mort

Quant à la colère, pour illustrer ce thème, c’est un extrait de l’allocution choc de la jeune activiste environnementale Greta Thunberg s’en prenant à Donald Trump et ses “mots vides” qui a été diffusé. L’occasion pour la fille de la princesse Caroline de confier combien son frère Pierre Casiraghi a été marqué par sa rencontre avec l’adolescente suédoise, qu’il a accueillie au mois d’août à bord de Malizia II, un bateau équipé de panneaux solaires à la pointe de la technologie, pour traverser l’Atlantique depuis l’Angleterre et jusqu’à New York. Greta voulait y prendre part au sommet des Nations unies contre les émissions polluantes sans avoir à prendre l’avion et la traversée a été, en raison de vents violents, éprouvante. “Il a été impressionné par la solidité de cette jeune fille, dans des conditions qui étaient vraiment très difficiles. Elle a une détermination, une force de résistance et un calme, ça c’est absolument impressionnant. Il a senti que son engagement, sa force, sont profondément authentiques“, a commenté la soeur de Pierre, qui est depuis quelques années à la barre de Malizia l’une des têtes d’affiche du sport nautique, en catégorie GC32.

Pierre, digne héritier de son père, Stefano Casiraghi, qui a trouvé la mort en 1990 dans un accident de motonautisme… Une perte tragique qui a d’ailleurs été évoquée sur le plateau de Le Parole della Settimana. Abordant le thème délicat du deuil, l’animateur de l’émission a d’abord recueilli les propos de Robert Maggiori, qui a eu la douleur de perdre en mars 2017 son petit frère Joseph Maggiori, ancien directeur artistique du Figaro Magazine. L’air grave, le philosophe a évoqué tous ces sentiments qui “se cristallisent” lors de la perte d’un être cher et l’effort qui consiste à transformer cette perte en force pour la vie.

Je suis d’accord avec Robert, a continué Charlotte Casiraghi, invitée à s’exprimer sur la disparition de son propre père, sur le fait que la perte condense toutes les passions, toutes les émotions, c’est impossible de donner une seule émotion, mais peut-être que, si je devais penser à une chose en particulier, je dirais le courage. Quand je parle du courage, la perte nous amène à puiser dans ce courage de surmonter l’angoisse de la perte, la peur… Et que donc peut-être c’est mon père qui m’a donné ce courage et c’est quelqu’un qui était très courageux aussi.

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