Autisme : des chercheurs découvrent un lien avec le cholestérol

Des chercheurs américains ont découvert que l’autisme et le cholestérol auraient un groupe de gènes communs.

Autisme : des chercheurs découvrent un lien avec le cholestérol <br />

Le cholestérol serait associé à un sous-type d’autisme. C’est ce que révèle une nouvelle étude publiée dans la revue Nature par des chercheurs américains de la Harvard Medical School, du Massachusetts Institute of Technology and de la Northwestern University. Les scientifiques ont analysé l’ADN d’échantillons du cerveau et ont identifié des racines moléculaires communes entre anomalie lipidique et autisme. “Nos résultats sont une illustration frappante de la complexité de l’autisme et du fait que l’autisme englobe de nombreux aspects différents qui ont différentes causes – génétiques, environnementales ou les deux”, explique Isaac Kohane, auteur principal de l’étude, cité par la revue de l’école de médecine d’Harvard. “Identifier les racines du dysfonctionnement de chaque sous-type est essentiel pour concevoir aussi bien les traitements que les outils de diagnostic“. Pour identifier les sous-types d’autisme, les chercheurs ont superposé plusieurs couches de données dont le séquençage complet de l’exome, les modèles d’expression des protéines et les dossiers médicaux. “Pensez à une carte Google et à la façon dont elle superpose différents types d’informations les unes sur les autres (…) pour une représentation plus détaillée”, explique Yuan Lo, co-auteur de l’étude. “C’est ce que nous avons fait avec nos données pour obtenir une vue complète des gènes qui ont de multiples fonctions de régulation et sont impliqués dans l’autisme”. En analysant les modèles d’expression génique à partir d’échantillons du cerveau, les chercheurs ont identifié un groupe d’exons, impliqués à la fois dans le développement neurologique et le métabolisme des graisses. Ils ont ensuite étudié deux vastes référentiels : 

  • L’un contient plus de 2,7 millions de données de patients traités au Boston Children Hospital : ces données ont révélé des altérations lipidiques notables chez les patients autistes ; 
  • L’autre contient les dossiers médicaux de plus de 34 millions de personnes dans plusieurs établissements médicaux avec 80 700 diagnostics d’autisme. 6,5% d’entre eux avaient des niveaux de lipides anormaux. 

Des anomalies lipidiques chez les parents seraient également un facteur favorisant de l’autisme chez l’enfant. “Nos résultats peuvent aider à concevoir des traitements ciblés avec précision qui mettent en évidence le défaut spécifique sous-jacent au développement de l’autisme lié à la dyslipidémie”, conclut Isaac Kohane.Click Here: Maori All Blacks Store

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