Anthrax : le charbon réduit en cendres

Après son apogée il y a moins d’un an, la peurd’une attaque bioterroriste est retombée. Mais lamenace plane toujours, et les scientifiques n’ont pasrelâché leurs efforts pour trouver des paradesefficaces. Les études se concentrent sur la principale armepotentielle : l’anthrax. Rappelez-vous, l’annéedernière, les enveloppent piégées contenant labactérie du charbon (responsable de la maladie) avaientprovoqué cinq décès aux Etats-Unis. Pourl’instant, le traitement de cette maladie repose surl’administration d’antibiotiques. Mais des souchesrésistantes apparaissent.
Des chercheurs new-yorkais ont peut-être trouvél’arme absolue contre l’anthrax. Ils ont pour celautilisé un ennemi naturel du charbon : lebactériophage, un virus qui s’attaque auxbactéries. Or les chercheurs ont isolé unemolécule, la lysine “Ply G“, produite par cebactériophage. Cette substance est capable de tuerspécifiquement les bactéries du charbon, endétruisant leur enveloppe. Pour vérifierl’efficacité de ce traitement, les scientifiques ontinoculé à 19 souris des doses mortellesd’anthrax, puis leur ont injecté la lysine.
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Résultats : 13 ont survécu. Seul problème dece traitement : il faut injecter le produit très rapidementaprès la contamination, avant que la bactérie aitlibéré trop de toxines. Or pour cela, il faut aupréalable pouvoir déterminer rapidement qui estcontaminé. Là encore, la lysine pourrait faire desmiracles : associée à une autre molécule,cette substance pourrait permettre de réaliser un test dedétection rapide de la présence de labactérie.
Cette découverte dépasse le cadre du bioterrorisme :des substances similaires à cette lysine pourraients’avérer être une alternative efficace auxantibiotiques, permettant de contourner les résistancesapparues…
Source : Nature, août 2002 ; vol. 418 : p.884-889.

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