Anévrisme de l’aorte abdominale : un fléau méconnu

Pour réduire le risque d’anévrisme de l’aorte abdominale (AAA), le dépistage peut être utile, d’autant plus que l’anévrisme de l’aorte abdominale tue autant que le cancer du sein ou le cancer de la prostate. Une journée de dépistage gratuit a eu lieu le 21novembre dans toute la France. Mais si vous n’avez pas pu en bénéficier et si vous avez entre 60 et 75 ans, vous pouvez aborder ce sujet avec votre médecin généraliste.

L'anévrisme de l'aorte abdominale tue chaque année autant que le cancer du sein chez la femme et le cancer de la prostate chez l'homme.

L’aorte abdominale, siège de prédilection de l’anévrismeL’anévrisme est une dilatation localisée d’une artère, vaisseau partant du coeur et permettant l’irrigation en sang du reste du corps. Lorsqu’un anévrisme grossit, il peut se rompre et provoque alors, dans la plupart des cas, le décès de la personne. L’anévrisme de l’aorte abdominale tue chaque année autant que le cancer du sein chez la femme et le cancer de la prostate chez l’homme.Un dépistage gratuit, rapide et indoloreVéritable enjeu de santé publique, la Société Française de Médecine Vasculaire (SFMV) a décidé de s’investir dans le dépistage de 

l’anévrisme de l’aorte abdominale pour lequel elle propose chaque année une journée de dépistage gratuit. L’examen, une 

échographie de l’abdomen, dure moins de 5 minutes. Il est non invasif, indolore et non irradiant.Un dépistage conseillé à partir de 50 ansL’anévrisme se développe en général après 50 ans, notamment pour les hommes et les femmes avec un ascendant direct (père, mère) porteur d’un anévrisme de l’aorte. En France la Haute Autorité en Santé (HAS) recommande depuis Février 2013 un dépistage opportuniste, c’est-à-dire que toute consultation médicale devrait orienter les patients vers le dépistage lorsque les patients sont à risque.Conformément aux recommandations de la HAS publiée en février 2103, doivent bénéficier d’un dépistage les hommes répondant aux caractéristiques suivantes :

  • Age compris entre 65 et 75 ans et tabagisme chronique actuel ou passé ;
  • Age compris entre 50 et 75 ans et antécédents familiaux d’AAA

Compte tenu des publications récentes, qui montrent que la population des femmes fumeuses est de plus en plus importante, que l’anévrisme chez la femme même s’il est plus rare (rapport de 1 à 10 entre homme et femme) est plus grave, la SFMV recommande également un dépistage pour les femmes entre 60 et 75 ans fumeuses et/ou hypertenduesEn cas de détection d’un anévrisme, le médecin vasculaire qui  dépiste l’anévrysme remplit avec le patient une fiche complète de recueil des données, validée par la SFMV, et  explique sans alarmer le patient ce qu’est un anévrysme et les conséquences du diagnostic.  Une lettre est adressée au médecin généraliste du patient qu’il doit recontacter. Les patients dépistés ayant donné leur autorisation seront rappelés par téléphone à 3 mois afin d’évaluer l’impact de ce dépistage.Les patients porteurs de gros anévrysmes devront bénéficier d’une intervention chirurgicale ou endovasculaire afin de prévenir le risque de rupture. Les patients porteurs de petits anvérysmes rentrent dans un protocole de suivi (surveillance de la croissance de l’anévrysme) David BêmeSource : Communiqué de la SFMV – novembre 2013

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